La boxe est un sport janséniste — Roland Barthes

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L’Américain Chris Arreola (36 victoires, 1 nul et désormais 5 défaites) a flingué une nouvelle chance mondiale, dépassé par la puissance de son compatriote Deontay Wilder (37 victoires en autant de combats).

Pas plus devant Wilder que devant Vitali Klitschko en 2009 ou face à Bermane Stiverne par deux fois en 2013 et 2014, Arreola n’a fait le poids. Du moins sur le ring. A la ville, on connaît son penchant pour les hamburgers. On est un poids lourd ou on ne l’est pas.

Invité surprise à Birmingham, Alabama, le 16 juillet, suite au forfait du russe Alexander Povetkin, contrôlé positif à une substance illégale, Arreola a été appelé faute de mieux. Et surtout parce que le Californien, quelque soit son état de préparation -bedonnant ou dans une forme du tonnerre-, met un point d’honneur à toujours livrer un combat généreux et sans arrière-pensées.

A défaut de tirer son épingle du jeu, il a relativement bien tenu le choc, posant seulement un genou à terre au quatrième round avant que son entraîneur n’arrête les frais après le huitième. En une vingtaine de minutes Arreola a encaissé 152 coups dans le buffet.

Cette nouvelle défaite à sens unique confirme que l’homme est engagé depuis belle lurette sur une pente savonneuse. Triste sort pour un boxeur ayant longtemps rêvé de devenir le premier mexicain d’origine à décrocher le titre des lourds. Encore qu’Arreola a plus d’un tour dans son sac. En 2011, il est contrôlé positif à la marijuana après une victoire devant Friday Ahunanya rapidement changée en « no-decision ». Puis, il est à nouveau pris par la patrouille en décembre 2015 après une courte victoire devant Travis Kauffman. A même cause, mêmes effets : une « no-decision » et, cerise sur le space-cake, 90 jours de suspension. Une sanction qui pose la question suivante : le cannabis doit-il être considéré comme un produit dopant ? (Lire aussi notre article Cannabis : l’herbe du combattant).

Arreola nous a peut-être habitué à renaître de ses cendres mais il a encore perdu. A 35 ans, celui que l’on surnommait « The Nightmare » en raison de la tempête de coups qu’il déchaînait sur ses adversaires, se trouve devant un choix cornélien : se contenter de servir de gate-keeper aux valeurs montantes de la catégorie des poids lourds ou sauver ce qui peut l’être encore et raccrocher sagement les gants. Pour, enfin, craquer un pétard la conscience tranquille.

Chris Arreola : burgers, pétards, tristesse

Let's get ready to rumble

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