Il peut bien courir, mais il ne peut pas se cacher — Joe Louis

Culture Boxe

cooper

La noblesse n’est pas que l’apanage du puissant, du couronné. Parfois, elle se construit dans l’adversité et la beauté du geste. Ce geste, c’est le “Enry’s Ammer“. Un pur produit cockney, fabriqué dans les quartiers populaires de l’Est de Londres. Son propriétaire ? Sir Henry Cooper.

C’est dans un Wembley chauffé à blanc qu’en 1963, en plein dans les Swinging Sixties, un gentleman aux faux airs de Monsieur Tout Le Monde allonge de son crochet du gauche le jeune impétueux, agaçant, prodigieux Cassius Clay. Le futur roi Ali dira plus tard que ce coup fut même ressenti par ses ancêtres en Afrique. Immense. Clay se relèvera pour montrer à la perfide Albion l’étendue de son génie, annonçant une carrière plus grande que la vie elle-même.

Mais là n’est pas la morale. Seul boxeur anobli sans ceinture mondiale, Sir Henry Cooper deviendra le sportif le plus populaire de Grande-Bretagne. Un homme de classe, de valeurs et de malice que le public britannique porte encore dans son cœur, même après sa disparition en 2011. Ali entretiendra avec lui une amitié sans faille, alimentée de taquineries et de mots d’esprits aussi vifs que le légendaire Marteau de Henry.

@bristolex

Sir Henry Cooper : un crochet pour entrer dans la légende

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