La boxe est un sport janséniste — Roland Barthes

Culture Boxe

ROCKY, ce phare au milieu de la nuit

Par    le 10 octobre 2019

rocky

Es-tu en train de mener la vie que tu veux ?

Comment utilises-tu le temps qui t’est imparti ?

On en a jamais fini avec Rocky. L’éternel boxeur raté de Philadelphie a la faculté de vous secouer comme un uppercut de Clubber Lang. Rocky III, par exemple, raconte l’histoire toute simple de quelqu’un qui est en train de rater sa vie. Et qui s’en prend plein la gueule. C’est dur mais, chez Stallone, on a toujours le choix.

Après sa défaite contre Clubber, Rocky pourrait tout à fait jeter l’éponge. Après tout, rien ne le prédisposait à atteindre, et encore moins à durer au sommet. Il choisit de se reprendre, sous la houlette d’Apollo Creed, qui l’aidera à retrouver l’oeil du tigre.

On ne le rappelle jamais assez : la date de sortie de Rocky I (1976) coïncide avec les 200 ans de l’Indépendance. Rocky fait revivre le rêve américain alors que le pays a plus que jamais besoin de croire à nouveau en quelque chose. Tout le monde a sa chance. On a tous en nous un vainqueur en puissance, nous dit Rocky, même s’il est défait à la fin du premier opus. Cela dit, il a tenu bon, il est resté debout. C’est sa victoire à lui.

Il ne faut pas mépriser Rocky. C’est un personnage qui a le pouvoir de changer la vie. Celle de Stallone, en premier lieu, qui le considère « comme un frère à qui il doit tout ». La nôtre aussi, à chaque fois qu’on court le risque de nous satisfaire de notre sort.

Rocky est un boxeur qui pleure, un personnage toujours déjà trop vieux. D’ailleurs, nous aussi, on a vieilli avec lui. Il n’est pas invincible, loin de là, mais il est increvable. Il nous aide à vivre, en somme. Un phare au milieu de la nuit des gros bobos et des petites défaites.

« Ce qui compte, c’est pas la force des coups que tu donnes, c’est le nombre de coups que tu encaisses tout en continuant d’avancer. Ce que t’arrives à endurer tout en marchant la tête haute. »

Pour la petite histoire, seules trois personnes ont reçu à la fois l’Oscar du meilleur acteur et celui du meilleur scénario : Orson Wells, Charlie Chaplin et Sylvester Stallone.

ROCKY, ce phare au milieu de la nuit

Let's get ready to rumble

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