Il peut bien courir, mais il ne peut pas se cacher — Joe Louis

Culture Boxe

chavez

À deux reprises, en 1996 puis en 1998, tu as eu l’occasion de passer la main.

Oscar De La Hoya n’y avait pas été de main morte. Les deux fois, tu avais fini la gueule en capilotade. Trop de guerres, trop de coupures, même pour ta vieille peau de crocodile. Mais symboliquement, le petit chicano de Los Angeles prenant la succession de la légende de Sinaloa, on n’aurait pas pu rêver mieux. Et puis, il t’aimait bien, Oscar. Fallait voir comme il te regardait. Des étoiles plein les yeux. Chacun de ses punchs était un hommage rendu à son idole de jeunesse. Tu aurais pu le suivre un peu, lui donner quelques astuces pour travailler son crochet au foie. Et l’avertir de ce qui l’attendait. Le menu du champion : conquêtes faciles et drogues dures.

Que tu aies eu besoin de prendre deux danses, passe encore. Mais ensuite, à quoi bon t’entêter ? Parfois le courage c’est de savoir renoncer.

Au lieu de quoi, tu as remis le couvert. Le punch était toujours là, mais plus lent, plus lourd, comme anesthésié par tes nuits blanches. Il fallait bien gagner son bifteck, payer les factures, le divorce, les amendes de l’administration fiscale, sans compter la cohorte de parasites qui pompait le fric de tes bourses déclinantes.

Le 17 septembre 2005, tu as fini par jeter l’éponge devant Grover Wiley. Un médiocre. Pas de quoi sabler le champagne. Oscar était déjà loin. Ta jeunesse aussi. Ces sept dernières années, tout était allé de travers.

NZ

Julio Cesar Chavez, sept ans de malheur

Let's get ready to rumble

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Vous pouvez utiliser ces balises et attributs HTML : <a href="" title=""> <abbr title=""> <acronym title=""> <b> <blockquote cite=""> <cite> <code> <del datetime=""> <em> <i> <q cite=""> <strike> <strong>