La boxe est un sport janséniste — Roland Barthes

Culture Boxe

Rocky Marciano

Par    le 26 mai 2015

Why waltz with a guy for 10 rounds if you can knock him out in one?

rocky-marciano-1953

Rocco Francis Marchegianno alias Rocky Marciano, est né le 1er septembre 1924 dans un quartier modeste de Brockton, dans la banlieue de Boston.

Le jeune Italo-américain se consacre d’abord au base-ball mais n’arrivera jamais à faire son trou dans le circuit professionnel. Pas grave : un soir de 1944 dans un pub de Swansea (Pays de Galles) où il effectue son service militaire pour l’armée américaine, il se découvre un punch extraordinaire lorsqu’il étale, d’un seul coup, un client un peu trop bavard à son goût … 

Avec 8 victoires pour 4 défaites en amateur, il passe pro en 1947 et ne connaît les joies d’une première victoire aux points qu’en 1949 (10 rounds contre Don Mogard), après avoir assommé ses 16 premiers opposants.

Sur la route du titre, le « Brockton Blockbuster » (son surnom) est contraint d’en venir aux mains avec son idole de toujours : le grand Joe Louis, qui, croulant sous les dettes, a accepté de se faire corriger par son plus grand fan pour une poignée de dollars.

En 1952, toujours invaincu, Rocky obtient une chance mondiale face à Jersey Joe Walcott qu’il réussit à battre difficilement en 13 rounds. La revanche a lieu un an plus tard et, cette fois, Walcott ne voit pas la fin du 1er round.

« Suzy Q a encore frappé », déclare le champion, « Suzy Q » ? Le petit nom de son poing droit, en référence au nom de code des bombardements américains sur le sol japonais durant la Seconde Guerre Mondiale.

Sa sixième et dernière défense a lieu en 1955 face à Archie Moore, qui ne résistera pas plus de 9 rounds .

Marciano annonce alors sa retraite, en 1956. A l’abri du besoin, il décide de se consacrer à sa famille. Il est le seul poids lourd à s’être retiré invaincu (49-0 43 K-O). Une performance rendue possible par son style spectaculaire et « rentre dedans », son menton en acier trempé et une dévotion à toute épreuve pour son sport.

À trois mois d’un combat, je m’isolais loin de ma famille. Le dernier mois, je n’écrivais plus à ma femme. L’ultime semaine, je n’acceptais plus un coup de fil, je ne disais plus bonjour à quiconque. J’étais déjà dans le combat.  

Le 31 Juillet 1969, la veille de son 46ème anniversaire, son avion privé s’écrase.

Goodbye « Suzy Q ».

Kévin Barbosa

La video ////

Tags ////

Let's get ready to rumble

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Vous pouvez utiliser ces balises et attributs HTML : <a href="" title=""> <abbr title=""> <acronym title=""> <b> <blockquote cite=""> <cite> <code> <del datetime=""> <em> <i> <q cite=""> <strike> <strong>